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L’efficience des marchés… et pourquoi faire de l’argent facilement n’est pas possible

L’idée d’efficience des marchés dérange. Elle casse un fantasme très humain : celui de trouver une faille évidente qui permettrait de gagner plus que les autres, sans risque réel. Pourtant il existe de nombreux articles, vidéos et formations qui vous promettent de devenir riches rapidement et facilement en vous promettant une solution plus ou moins clé en mains.

Dans cet article, je vais formaliser ce problème théoriquement et je vais montrer qu’il n’est pas possible de gagner de l’argent facilement et rapidement. Cela permettra, je l’espère, à d’autres personnes de ne pas tomber dans la quête éternelle d’argent rapide mais de se focaliser sur ce qui marche vraiment. Pour démontrer cela, je passerais pas une série d’exemples comme celui du marché du travail ou les stratégies “astucieuses” comme les covered calls.

Dans une première partie, nous allons définir l’efficience des marchés et ses différentes formes. Dans une seconde partie, j’aborderais l’efficience des marchés appliqué au monde du travail. Dans une troisième partie, j’aborderai l’efficience des marchés appliqué à l’investissement en remettant en questions de nombreuses idées reçues d’argent facile. Enfin, j’effectuerai une synthèse en donnant des pistes de réflexion afin d’identifier les inefficiences dans un marché. 

Sommaire

1. Définition

A. L'efficience des marchés

L’efficience des marchés est l’une des idées centrales de la finance moderne. Formulé et formalisé notamment par Eugene Fama (prix Nobel d’économie en 2013), il repose sur une intuition simple mais puissante : dans un marché concurrentiel, les prix intègrent déjà toute l’information disponible. Cela signifie qu’il est extrêmement difficile, voire impossible de manière systématique, d’obtenir un rendement supérieur au marché sans prendre davantage de risque.

Concrètement, dès qu’une information pertinente apparaît (résultats d’entreprise, innovation, changement réglementaire, rumeur crédible, …), des milliers d’investisseurs l’analysent immédiatement. Certains achètent, d’autres vendent. Ce processus collectif d’analyse et de réaction ajuste les prix presque instantanément. Ainsi, le prix observé à un instant donné n’est pas “en retard”, il représente déjà la synthèse des anticipations du marché. Pour battre ce prix, il faudrait disposer d’une information que les autres n’ont pas encore, ou l’interpréter mieux et plus vite que la majorité.

L’efficience des marchés ne signifie donc pas que les prix sont toujours “justes” au sens moral ou philosophique. Elle ne prétend pas non plus qu’il n’y a jamais de bulles ou d’erreurs. Elle affirme plutôt qu’il n’existe pas d’opportunités évidentes et durables d’arbitrage accessibles à tous. Si une action était clairement sous-évaluée, les investisseurs achèteraient massivement, ce qui ferait monter son prix jusqu’à ce que l’opportunité disparaisse. Le mécanisme concurrentiel élimine progressivement les anomalies exploitables.

B. Les formes d'efficience

On distingue généralement trois formes d’efficience : 

  • La forme faible : elle affirme que les prix intègrent déjà toute l’information contenue dans les historiques de prix passés (ce qui remet en cause l’idée que l’analyse technique permettrait de battre le marché de façon systématique). 
  • La forme semi-forte : elle soutient que toutes les informations publiques sont déjà intégrées dans les cours rendant inefficace une simple analyse des données publiques. C’est la forme qui s’approche le plus de la réalité.
  • La forme forte : elle va plus loin en considérant que même les informations privées seraient, en moyenne, déjà reflétées dans les prix ce qui est une hypothèse plus controversée.

C. En pratique

L’efficience ne supprime pas le rendement, elle relie simplement rendement et risque. Si un actif offre un rendement espéré plus élevé, c’est parce qu’il comporte plus d’incertitude. Le marché ne distribue pas de “prime gratuite” ; il rémunère l’exposition au risque. Ainsi, une stratégie qui semble offrir un revenu régulier et stable cache presque toujours une contrepartie : risque latent, perte d’opportunité, asymétrie de payoff ou exposition à des événements rares. 

Enfin, l’efficience est un cadre analytique, pas une vérité absolue. Les marchés peuvent être imparfaits, influencés par les biais comportementaux, les contraintes réglementaires ou les effets de foule (FOMO, exubérance irrationnelle, …). Mais même avec ces imperfections, la concurrence tend à réduire les opportunités évidentes. Ainsi, dès que vous décidez de mettre en oeuvre une stratégie financière vous devez toujours vous demander : 

  • Quelle est la prime de risque que je prends ?
  • Quel est l’avantage compétitif que j’exploite ?

Ainsi, si vous décidez d’appliquer une stratégie momentum, qui est une stratégie connue qui consiste à investir sur les actions ou actifs ayant le mieux performé au cours des mois précédent vous n’avez aucun avantage compétitif car vous prenez le risque du retour à la moyenne. En effet, si les actions qui ont précédemment performées continuent de surperformer il y a bien un moment ou elles reviendront à leur tendance historique ou une chute importante arrivera. Ce retour peut être rapide et violent et c’est pour cela que la performance des stratégies momentum offre un gain supérieur à la moyenne mais peuvent sous performer pendant de longue période.

2. Le marché du travail est aussi un marché

A. Présentation

On parle souvent d’efficience du marché en bourse et sur les marchés financiers plus généralement, mais on oublie que le marché du travail obéit aux mêmes logiques. Un salaire n’est pas une décision morale ni politique prise dans le vide, c’est le résultat d’une rencontre entre une offre de compétences et une demande solvable. 

À qualification équivalente, dans un environnement concurrentiel, les rémunérations tendent à refléter la valeur économique attendue de la contribution d’un individu, ajustée du risque, des contraintes locales et des coûts indirects. Autrement dit, comme pour un actif financier, il n’existe pas d’écart durable et évident que tout le monde pourrait exploiter sans contrepartie. Pour le prouver nous allons aborder trois points qui reviennent souvent comme un moyen d’accroître facilement son salaire : 

  • Travailler à l’étranger ;
  • Travailler en freelance ;
  • Travailler dans un autre métier / domaine plus rémunérateur

B. Travailler à l’étranger : un différentiel apparent, pas une richesse créée

L’argument est fréquent : “À l’étranger je gagne plus.” Parfois c’est vrai en valeur nominale. Mais ce différentiel doit être analysé en termes réels et ajusté du risque. Les salaires plus élevés dans certaines zones géographiques compensent souvent un coût de la vie supérieur, une protection sociale moindre, une volatilité professionnelle plus forte ou des contraintes juridiques différentes. Le marché international du travail est relativement fluide : si une compétence donnée était systématiquement mieux rémunérée ailleurs à risque équivalent, les travailleurs migrent massivement vers cette destination, augmentant l’offre locale et faisant baisser les rémunérations jusqu’à neutraliser l’écart.

Ainsi, le gain n’est pas gratuit ; il correspond généralement à un échange. On renonce à une partie de la sécurité institutionnelle, à certains droits sociaux, à une stabilité implicite, ou on accepte un environnement plus compétitif. Comme en finance, le rendement supplémentaire est la contrepartie d’un risque ou d’une contrainte supplémentaire. Il ne s’agit pas d’un arbitrage magique, mais d’une transformation du profil risque/rémunération.

Je vous recommande la Vidéo 1 qui aborde avec des chiffres la différence entre travailler à l’étranger ou travailler en France en prenant en compte l’ensemble des facteurs (environnement, famille, …).

Vidéo 1 : La différence de salaire entre France et États-Unis. Source : Chaine YouTube Ampère

C. Être freelance : moins de charges, plus d’exposition

Le même raisonnement s’applique au statut d’indépendant. L’idée “je paie moins de charges donc je gagne plus” repose sur une vision incomplète. Les cotisations sociales financent des assurances : chômage, retraite, santé, protection juridique. En réduisant ces contributions, on augmente mécaniquement son revenu net immédiat, mais on transfère sur soi-même une partie du risque auparavant mutualisé. Le freelance supporte la variabilité de la demande, l’absence de revenus en cas d’interruption d’activité, l’incertitude réglementaire et la nécessité de provisionner seul sa protection future.

Le revenu plus élevé observé chez certains indépendants correspond donc souvent à une prime de risque. Ce n’est pas un surplus inexpliqué ; c’est une rémunération pour l’instabilité, la responsabilité accrue et l’absence de filet de sécurité. Comme sur les marchés financiers, on ne crée pas de valeur ex nihilo : on modifie la structure des flux futurs et leur niveau d’incertitude. Le passage au freelancing, tout comme l’expatriation, n’est pas un moyen d’échapper aux lois du marché, c’est une manière d’accepter un autre équilibre entre sécurité et potentiel de gain.

D. Changer de métier / domaine

Enfin, l’idée selon laquelle il suffirait de “changer de domaine” pour mieux gagner repose elle aussi sur une illusion partielle. Si certains secteurs rémunèrent davantage, ce n’est pas par hasard ni par générosité : c’est généralement en raison de barrières à l’entrée. Ces barrières peuvent prendre plusieurs formes :

  • Barrière de connaissance : durée et difficulté de formation (médecine, ingénierie, droit…)
  • Barrière de sélection : accès limité aux postes (finance, conseil stratégique, grandes entreprises technologiques…)
  • Barrière psychologique ou de responsabilité : pression, prise de décision lourde de conséquences, exposition au risque
  • Barrière temporelle : métiers exigeant un investissement en temps élevé ou une disponibilité permanente

Autrement dit, les métiers mieux rémunérés le sont souvent parce qu’ils exigent :

  • Plus de temps de formation ;
  • Plus de responsabilité ;
  • Plus d’intensité de travail,
  • Parfois plus d’incertitude.

Le temps devient alors une variable d’échange. Un métier demandant un investissement personnel élevé (études longues, charge mentale importante, horaires extensibles) tend à offrir une rémunération supérieure en contrepartie. 

De même, le risque joue un rôle central. Certains postes de management, par exemple, s’accompagnent d’une forte pression et parfois d’une stabilité contractuelle plus faible : la performance conditionne le maintien du poste. La sécurité du CDI y est souvent plus fragile qu’elle n’y paraît.

Dans d’autres secteurs comme la technologie ou la finance, la rémunération élevée compense :

  • La difficulté d’accès ;
  • La concurrence mondiale ;
  • La pression à la performance ;
  • La rapidité d’obsolescence des compétences.

Au fond, la rémunération est fréquemment liée à la nature du capital que l’on manipule :

  • Capital humain : médecins, managers, responsables RH ;
  • Capital financier : analystes, traders, gestionnaires d’actifs ;
  • Capital matériel ou infrastructurel : ingénieurs, chefs de projets industriels ou de construction.

Plus le capital en jeu est important, et donc les conséquences d’une erreur élevée,  plus la rémunération tend à intégrer une prime de responsabilité.

Changer de métier ne crée donc pas magiquement de richesse individuelle. Cela revient à accepter une autre combinaison de :

  • Temps investi ;
  • Risque supporté ;
  • Responsabilité assumée ;

Comme pour l’expatriation ou le freelancing, il ne s’agit pas d’un contournement des lois du marché du travail, mais d’un repositionnement sur une autre courbe risque/rémunération.

3. L’illusion du revenu “gratuit” : options, dividendes et immobilier

A. Les options

L’une des erreurs les plus fréquentes en finance consiste à confondre flux visible et création de valeur. Qu’il s’agisse de primes d’options ou de dividendes élevés, le raisonnement naïf est souvent le même : “Je reçois un revenu régulier, donc je gagne plus.” Pourtant, dans un marché concurrentiel, un flux apparent n’est jamais dissocié de son prix et de son risque.

Prenons le cas des stratégies sur options, comme la vente de calls couverts. La prime encaissée ne tombe pas du ciel : elle est le prix d’un engagement. En échange de ce revenu immédiat, l’investisseur accepte de plafonner son potentiel de hausse ou de supporter une contrainte spécifique. Le marché évalue cette probabilité et fixe la prime en conséquence. Si celle-ci paraît élevée, c’est qu’elle compense un risque réel (volatilité importante), incertitude accrue ou probabilité significative d’exercice. Il n’y a pas de surplus gratuit, seulement un échange entre certitude partielle aujourd’hui et incertitude future.

B. Les dividendes élevés

Le même principe s’applique aux dividendes. Une action affichant un rendement de 8 %, 10 % ou plus peut sembler offrir une opportunité évidente : “Je touche un revenu important tout en conservant l’actif.” Mais ce rendement est calculé en divisant le dividende par le prix de l’action. Si le rendement est très élevé, c’est souvent parce que le marché a déjà intégré un risque significatif, ce qui a fait baisser le cours.

Un dividende élevé peut signaler plusieurs choses : perspectives de croissance faibles, activité en déclin, dépendance à un cycle économique, risque de réduction future du dividende, ou fragilité financière. Dans certains cas, le dividende lui-même n’est pas soutenable et sera coupé, entraînant une baisse supplémentaire du cours. Le rendement apparent compense donc une probabilité plus forte de perte en capital.

Il faut aussi rappeler un mécanisme simple : le jour du détachement du dividende, le cours de l’action baisse mécaniquement d’un montant équivalent au dividende versé. Il n’y a pas création de richesse ; il y a transformation d’une partie de la valeur de l’entreprise en liquidité distribuée à l’actionnaire. Le patrimoine total ne change pas instantanément, seule sa composition évolue.

C. Les revenus immobiliers qui rendent riches

L’immobilier est sans doute l’exemple le plus emblématique du “revenu perçu comme gratuit”. Le récit est familier : acheter, louer, encaisser un loyer, s’enrichir “pendant que quelqu’un rembourse votre crédit”. Cette vision donne l’impression d’un rendement automatique, presque mécanique.

Comme le souligne souvent Julien Delagrandanne dans son livre « L’investisseur immobilier locatif intelligent », l’immobilier ne produit pas d’argent facilement par simple détention. Louer un bien, dans sa forme la plus passive, revient essentiellement à capter le rendement du marché immobilier local, ajusté d’une prime de risque. Rien de plus.

Le niveau de rendement locatif est directement lié au niveau de risque, et notamment à la tension locative :

  • Dans les zones très tendues (forte demande, faible vacance), les loyers sont plus sûrs… donc les rendements sont plus faibles. Le risque de vacance est limité, ce qui réduit la prime exigée par les investisseurs.
  • À l’inverse, dans les zones peu tendues, les rendements affichés sont souvent plus élevés. Mais cette “générosité” apparente compense un risque accru : vacance locative, dégradation du marché local, dépendance économique à un bassin d’emploi fragile, ou difficulté de revente.

Un rendement immobilier élevé n’est donc pas un cadeau : c’est le prix d’un risque supérieur. Autrement dit :

  • Acheter dans une grande métropole sécurise les flux… mais comprime le rendement.
  • Acheter dans une zone secondaire augmente le rendement… mais expose à l’incertitude.

Mais s’enrichir significativement par l’immobilier ne vient généralement pas du simple encaissement des loyers. Cela provient de ce que Delagrandanne appelle le rendement entrepreneurial. Lorsqu’un bien nécessite des travaux, son prix est plus faible, non pas parce qu’il s’agit d’une opportunité gratuite, mais parce que le marché a déjà intégré le coût de ces travaux. Rénover n’est pas, en soi, une création de valeur.

Si les travaux sont réalisés par des artisans au prix du marché alors le prix d’achat ajouté au coût des travaux devrait approximativement vous donner la valeur de marché du bien rénové. Ainsi, vous avez transformé un actif, pas créé de richesse significative. La création de valeur apparaît lorsque vous internalisez une partie du processus en par exemple effectuant une :

  • Meilleure sélection du bien ;
  • Négociation ;
  • Optimisation du projet ;
  • Gestion active ;
  • Ou réalisation directe des travaux.

Si vous réalisez vous-même tout ou partie de la rénovation, le coût total du projet devient inférieur au prix qu’aurait payé un investisseur “passif”, car vous remplacez une dépense monétaire par votre propre travail. La valeur créée ne vient alors plus du marché immobilier. Elle vient de :

  • Votre temps ;
  • Votre compétence ;
  • Votre capacité à gérer la complexité.

C’est un rendement entrepreneurial, pas un rendement passif. Là encore, il n’y a pas de revenu gratuit. Le loyer n’est pas un surplus magique. C’est la contrepartie d’un risque accepté… ou d’une valeur que vous avez vous-même produite.

4. Synthèse

A. Il n’existe pas d’arbitrage durable accessible à tous

Que l’on parle d’expatriation, d’optimisation fiscale, de vente d’options ou d’une nouvelle stratégie “intelligente” partagée sur les réseaux sociaux, le principe reste le même : si une méthode est simple, publique et facilement reproductible, elle a toutes les chances d’être déjà intégrée par le marché. Dans un environnement concurrentiel, les acteurs observent, imitent et ajustent en permanence. Dès qu’une opportunité évidente apparaît, elle est exploitée, ce qui en réduit progressivement la rentabilité jusqu’à la faire disparaître.

C’est le mécanisme classique de l’arbitrage. Une différence de prix, de statut ou de réglementation ne peut constituer un avantage durable que tant qu’elle reste limitée ou difficile d’accès. Si tout le monde peut l’exploiter sans contrainte majeure, alors l’offre et la demande s’ajustent. Les salaires se normalisent, les primes d’options s’équilibrent, les avantages fiscaux se compensent ailleurs. Ce qui semblait être une “faille” devient simplement un nouvel équilibre de marché. L’idée d’un rendement supplémentaire sans coût, accessible à tous et indéfiniment, est incompatible avec la logique concurrentielle.

Autrement dit, l’absence d’arbitrage gratuit n’est pas une coïncidence : c’est une propriété structurelle des systèmes où des milliers d’agents rationnels cherchent simultanément à améliorer leur situation.

B. Où se trouvent alors les vraies inefficiences ?

Les inefficiences existent, mais elles ne prennent pas la forme de recettes universelles. Elles sont généralement complexes, temporaires et liées à des frictions spécifiques. Elles peuvent provenir d’asymétries d’information, de contraintes réglementaires, de biais comportementaux ou de limitations institutionnelles. Mais précisément parce qu’elles sont difficiles à identifier et à exploiter, elles ne sont pas accessibles au plus grand nombre.

Un avantage informationnel réel, par exemple, suppose une expertise approfondie ou un accès privilégié à certaines données. Une spécialisation rare crée de la valeur parce que peu d’acteurs sont capables de la reproduire. Une tolérance au risque supérieure permet d’assumer des positions que d’autres ne peuvent pas supporter. Un horizon d’investissement plus long que la moyenne permet de traverser des phases de volatilité que d’autres subissent. Dans tous les cas, le surplus de rendement correspond à une contrainte acceptée, une compétence accumulée ou une exposition particulière.

Ce n’est pas magique, ni le fruit d’un “hack” dissimulé au grand public. C’est structurel. Le gain supplémentaire vient d’une différence réelle de : connaissance, comportement, patience ou de capacité à absorber le risque et non d’une faille simple et reproductible à l’infini.

5. Conclusion

La quête du “hack”, ce raccourci supposé permettant d’obtenir plus sans effort réel,  est une illusion nourrie par notre attrait naturel pour les solutions simples. Dans un environnement concurrentiel, toute opportunité évidente est rapidement copiée puis neutralisée : ce qui est visible ne reste jamais avantageux longtemps.

En réalité, il n’existe pas de gain sans contrepartie. Chaque performance supplémentaire implique un compromis : plus de rendement signifie souvent plus de risque, plus de complexité, plus d’incertitude ou un horizon plus long. Même lorsque le coût n’est pas immédiatement visible, il se manifeste ailleurs.

La vraie question n’est donc pas de trouver un “hack”, mais de choisir quels arbitrages accepter. Il n’y a pas d’argent gratuit et seulement des compromis.

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